Leçon 25 : Parler des métiers de l’information
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Bonjour, je suis Sylvie Kaufmann, journaliste et directrice éditoriale du Monde. Merci à tous d’être là cet après-midi pour ce débat consacré aujourd’hui aux questions que nous nous posons sur le but de notre travail et que vous vous posez sans doute aussi, et bien sûr sur l’évolution de notre métier.
Je vous présente donc nos invités. Il y a Céline Pigalle, qui est directrice de la rédaction de BFM TV. Nous avons aussi David Dufresne, journaliste indépendant. Et enfin Delphine Roucaute, rédactrice en chef du Monde.fr.
Ce débat nous tient particulièrement à cœur. Si vous le voulez bien, nous allons commencer. Monsieur là qui lève la main par exemple, allez-y, ouvrez le débat.
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— Sylvie Kaufmann : Bonjour, je suis Sylvie Kaufmann, journaliste et directrice éditoriale du Monde. Merci à tous d’être là cet après-midi pour ce débat consacré aujourd’hui aux questions que nous nous posons sur le but de notre travail, et que vous vous posez sans doute aussi, et bien sûr sur l’évolution de notre métier. Je vous présente donc nos invités. Il y a Céline Pigalle, qui est directrice de la rédaction de BFM TV. Nous avons aussi David Dufresne, journaliste indépendant, et enfin Delphine Roucaute, rédactrice en chef du Monde.fr. Ce débat nous tient particulièrement à cœur. Si vous le voulez bien, nous allons commencer. Monsieur là, qui lève la main par exemple, allez-y, ouvrez le débat.
— Un participant : Bonjour à tous. Avec Internet et les réseaux sociaux, les médias classiques n’ont plus le monopole de l’information. Alors, être journaliste aujourd’hui, qu’est-ce que ça veut dire ?
— Sylvie Kaufmann : Oui Delphine, allez-y.
— Delphine Roucaute : Je dirais que le travail du journaliste consiste à recueillir des informations, puis à écrire des articles ou publier des reportages, afin que le public ait accès à l’actualité et la comprenne. Sur Internet, il y a des personnes qui écrivent ce qui leur passe par la tête. Nos métiers et nos rôles à nous sont très précis. Il y a les reporters qui vont sur le terrain, afin de vérifier l’authenticité des informations et pour montrer la réalité des faits. Il y a aussi ceux qui font des enquêtes très longues, qui font ce qu’on appelle du journalisme d’investigation : ils cherchent à révéler des informations inconnues du grand public. N’oublions pas les correspondants, les dessinateurs de presse, et bien sûr les secrétaires de rédaction, qui relisent et parfois réécrivent les articles pour qu’il n’y ait pas d’erreur. Comme vous voyez, un journaliste, c’est un professionnel de l’information.
— Sylvie Kaufmann : Merci Delphine. La dame là-bas, dans le fond. Je vous en prie madame, prenez le micro.
— Une participante : Peut-on, selon vous, être journaliste et militant à la fois ?
— Sylvie Kaufmann : Céline, vous voulez répondre ?
— Céline Pigalle : Oui. Alors, a priori non. Le journaliste a un devoir d’objectivité, il doit rester neutre, ne pas dire ce qu’il pense, ni ce qu’il faut penser. C’est ça, la déontologie de notre profession. Cela dit, l’éditorial explicite la position ou le point de vue de la rédaction du journal. Il y a aussi les rubriques « points de vue » où le journal donne la parole aux politiciens, aux intellectuels, etc., pour que les lecteurs, ou le public en général, puissent avoir accès à la controverse, c’est-à-dire aux débats, aux différents avis.
— Sylvie Kaufmann : Le jeune homme là, devant. Allez-y, monsieur.
— Un participant : Bonjour à tous. Quelle est la différence entre une vidéo tournée par un caméraman d’une chaîne de télé et la vidéo d’un simple individu, faite avec son téléphone sur le vif et qu’il publie sur un réseau social ?
— Sylvie Kaufmann : David ?
— David Dufresne : La différence, c’est que d’abord, nos images sont des images professionnelles, et puis nous les complétons par une mise en contexte et par une vérification des faits. Une vidéo vue sur Internet peut être sortie de son contexte, datée de plusieurs années, ou ne pas correspondre à l’événement dont on parle.
— Sylvie Kaufmann : Oui, Delphine. Vous voulez intervenir ?
— Delphine Roucaute : Oui, je suis tout à fait d’accord avec ce que dit David. Et je voudrais ajouter que, personnellement, je pense que ce métier est beaucoup plus difficile à exercer aujourd’hui. Sur le net, nous sommes régulièrement attaqués ou interpellés sur la véracité des informations, sur notre neutralité. C’est légitime, ça fait partie du métier, mais cette méfiance est plus importante depuis l’arrivée d’Internet. On doit répondre aux doutes du public pour qu’il y ait échange d’idées et débat démocratique.
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INFLUENCEUR
Apparu en 1997 quand le terme « weblog » a été inventé par Jorn Barger.
- Il travaille où il se trouve, sans horaires ni contraintes.
- Il peut avoir n’importe quel(le) profil ou profession.
- Il écrit pour avoir des followers et ses revenus varient selon son influence.
- Ses messages sont subjectifs, il donne son opinion.
- Il crée différents types de contenus (écrits, photos, vidéos) permettant de communiquer sur certains produits ou événements.
- Il dispose d’une grande liberté d’expression.
- Il peut éditer directement ou modifier son contenu. Il n’a pas besoin d’approfondir.
- Son langage est direct et simple, il utilise la première personne, des phrases incomplètes…
JOUNALISTE
Officiellement apparu en 1631 avec la publication des premiers journaux.
- Il travaille en équipe, il est soumis à des horaires et à une hiérarchie.
- Il dispose normalement d’un diplôme de journalisme.
- Il écrit pour gagner sa vie, le journalisme est sa source de revenus principale.
- Ses écrits sont objectifs, il ne donne pas d’opinions personnelles.
- Il travaille avec un seul type de contenu traitant de l’actualité.
- Il doit respecter des règles déontologiques strictes.
- Ses contenus sont validés par sa hiérarchie et il doit vérifier ses sources.
- Il utilise un langage soutenu et professionnel.
Pour résumer, l’influenceur « ressent et vit » et le journaliste « analyse et met en perspective ». Cependant, les équipes de rédaction suivent parfois des influenceurs ayant une expertise dans certains domaines.
Cahier d’activités
Vocabulaire
Dictée
Les journalists doivent mettre en contexte les informations qu’ils trouvent.
La déontologie doit être respectée pour garentir la véracité des informations.
Le journalist a proposé des idées à un’illustratrice pour qu’elle fasse des dessins.
Le rédacteur en chef ecrivant un editoriale donne le point de vue de la rédaction.
Nous avons besoin d’un reporter sachant parler arabe.
Certains influenceurs écrivent pour amuser leurs followers.
Communiquer
nora113 : Pour moi, un journaliste doit être capable d’écrire des arcticles en français correct pour que les lecteurs puissent comprendre l’actualité. C’est le plus important !
Moi : Je ne suis pas d’accord avec nora113. C’est vrai, un journaliste doit écrire correctement, mais ce n’est pas le plus important. Pour moi, c’est la capacité de recueillir des informations et vérifier la véracité des informations recueillies. La déontologie du journaliste commande aussi d’neutralité des reportages : le journaliste ne doivent que exprimer l’actualité sans son opinion.
① Votre texte — surligné : les passages à revoir
Pour moi, c’est la capacité de recueillir des informations et vérifier la véracité des informations recueillies. La déontologie du journaliste commande aussi d’neutralité des reportages : le journaliste ne doivent que exprimer l’actualité sans son opinion.
② Version corrigée — surligné : les remplacements
Pour moi, c’est la capacité de recueillir des informations et de vérifier leur véracité. La déontologie du journaliste exige aussi la neutralité des reportages : le journaliste ne doit qu’exprimer l’actualité, sans y ajouter son opinion.
③ Explications
| ❌ Votre texte | ✅ Correction | 💡 Explication |
|---|---|---|
| et vérifier | et de vérifier | Après « la capacité de + infinitif », on répète de devant chaque infinitif coordonné. |
| la véracité des informations recueillies | vérifier leur véracité | Évite la répétition de informations ; leur renvoie aux informations déjà citées. |
| commande aussi d’neutralité | exige aussi la neutralité | d’neutralité est impossible (pas d’élision devant n-). On « exige / impose la neutralité ». |
| ne doivent que exprimer | ne doit qu’exprimer | Accord sujet-verbe : le journaliste (sing.) → doit. Élision : que + exprimer → qu’exprimer. |
| sans son opinion | sans y ajouter son opinion | « sans son opinion » est incomplet : il faut un verbe (sans y ajouter / sans donner son opinion). |
À mon avis, la différence le plus important, c’est la manière de traiter les informations. Un influenceur ne soigne que la rapidité de transmettre des informations, souvent tout ignore les sources, alors que un journaliste doit vérifiér leurs sources et assurer celles-qui sont correctes.
De plus, un journaliste est généralement plus professionel et a le diplôme du journalisme. La language employée par un journaliste est souvent plus soutenue, puisque les informations sont publiées en tant que les articles dans un journal. Aux contraires, un influenceur ecrit plus familier et distribue les informations sur réseau socieaux comme instagram, twiter.
Enfin, en tant que un journaliste, il faut mettre en contexte les information et presenter tous les faits possibles. Cependant, un influenceur souvent envoye les informations etant sorties de ses contextes.
① Votre texte — surligné : les passages à revoir
À mon avis, la différence le plus important, c’est la manière de traiter les informations. Un influenceur ne soigne que la rapidité de transmettre des informations, souvent tout ignore les sources, alors que un journaliste doit vérifiér leurs sources et assurer celles-qui sont correctes.
De plus, un journaliste est généralement plus professionel et a le diplôme du journalisme. La language employée par un journaliste est souvent plus soutenue, puisque les informations sont publiées en tant que les articles dans un journal. Aux contraires, un influenceur ecrit plus familier et distribue les informations sur réseau socieaux comme instagram, twiter.
Enfin, en tant que un journaliste, il faut mettre en contexte les information et presenter tous les faits possibles. Cependant, un influenceur souvent envoye les informations etant sorties de ses contextes.
② Version corrigée — surligné : les remplacements
À mon avis, la différence la plus importante, c’est la manière de traiter les informations. Un influenceur ne se soucie que de la rapidité de transmission et ignore souvent les sources, alors qu’un journaliste doit vérifier ses sources et s’assurer qu’elles sont correctes.
De plus, un journaliste est généralement plus professionnel et possède un diplôme de journalisme. Le langage employé par un journaliste est souvent plus soutenu, puisque les informations sont publiées sous forme d’articles dans un journal. Au contraire, un influenceur écrit de façon plus familière et diffuse les informations sur les réseaux sociaux comme Instagram et Twitter.
Enfin, en tant que journaliste, on doit mettre en contexte les informations et présenter tous les faits possibles. Cependant, un influenceur diffuse souvent des informations sorties de leur contexte.
③ Explications
| ❌ Votre texte | ✅ Correction | 💡 Explication |
|---|---|---|
| la différence le plus important | la différence la plus importante | différence est féminin → accord de l’article et de l’adjectif. |
| ne soigne que la rapidité de transmettre | ne se soucie que de la rapidité de transmission | soigner la rapidité est impropre ; « se soucier de » + nom. |
| souvent tout ignore les sources | et ignore souvent les sources | Ordre des mots : l’adverbe souvent se place après le verbe ; tout ignore est incorrect. |
| alors que un journaliste | alors qu’un journaliste | Élision de que devant voyelle. |
| doit vérifiér leurs sources | doit vérifier ses sources | vérifier sans accent ; un journaliste (sing.) → ses. |
| assurer celles-qui sont correctes | s’assurer qu’elles sont correctes | celles-qui n’existe pas ; « s’assurer que + proposition ». |
| professionel | professionnel | Orthographe : deux n. |
| a le diplôme du journalisme | possède un diplôme de journalisme | Article indéfini + de journalisme. |
| La language employée… soutenue | Le langage employé… soutenu | langage est masculin (et s’écrit sans u) → accords au masculin. |
| en tant que les articles | sous forme d’articles | Structure incorrecte ; on dit « sous forme d’articles ». |
| Aux contraires | Au contraire | Expression figée, au singulier. |
| un influenceur ecrit plus familier | un influenceur écrit de façon plus familière | familier est un adjectif ; il faut un complément de manière (adverbial). |
| sur réseau socieaux comme instagram, twiter | sur les réseaux sociaux comme Instagram et Twitter | Article + pluriel (sociaux) ; noms propres avec majuscule. |
| en tant que un journaliste, il faut | en tant que journaliste, on doit | Pas d’article après en tant que ; sujet cohérent (on / un journaliste doit). |
| les information | les informations | Pluriel. |
| presenter | présenter | Accents. |
| un influenceur souvent envoye | un influenceur diffuse souvent | Adverbe après le verbe ; envoyer des informations est faible → diffuser / transmettre. |
| etant sorties de ses contextes | sorties de leur contexte | Participe seul (sans étant) ; sortir de son contexte (sing.). |
Dans l’ensemble, vos idées sont claires et bien organisées : vous utilisez de bons connecteurs (de plus, enfin, au contraire, alors que) et vous réemployez le vocabulaire de la leçon (déontologie, véracité, mettre en contexte, sources, soutenu).
Les points à travailler concernent surtout la forme, pas le fond :
- les accords en genre et en nombre (la plus importante, le langage… soutenu, les informations) ;
- l’orthographe (professionnel, présenter, vérifier, réseaux sociaux) ;
- quelques constructions (en tant que + nom sans article, sous forme d’articles, se soucier de).
Ce sont des erreurs de langue qui ne gênent pas la compréhension. En soignant les accords et l’orthographe, votre production atteindrait sans problème un bon niveau B1. Continuez comme ça 👍