Leçon 30: Prendre position sur les droites des animaux

B1
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autodidacte
Published

July 13, 2026

Doc 2 : La déclaration universelle des animaux

ARTICLE 1
Tous les animaux ont des droits égaux à l’existence dans le cadre des équilibres biologiques.

ARTICLE 2
Toute vie animale a doit au respect.

ARTICLE 3
Aucun animal ne doit être soumis à de mauvais traitements ou à des actes cruels.

ARTICLE 4
Toutes les formes d’élevage et d’utilisation de l’animal doivent respecter la physiologie et le comportement propres à l’espèce.

ARTICLE 4
L’éducation et l’instruction publique doivent conduire l’homme, dès son enfance, à observer, à comprendre et à respecter les animaux.

Doc 3

Journaliste : Une loi a été adoptée cette semaine en France. Elle interdit les animaux sauvages dans les cirques et les delphinariums et encadre l’adoption des animaux de compagnie. Alors où en sont les Français avec les animaux ? Le sociologue Jean Viard nous aide à y voir clair.

Journaliste : Jean Viard, pensez-vous que cette loi soit une réelle avancée pour les espèces animales ?

Jean Viard : Oui, je pense que c’est un progrès. Il y a une évolution du rapport à l’animal qui est considérable. Mais je doute que cela suffise. On sait que plus de 50 % des Français ont un animal de compagnie. Certains choisissent même d’avoir une maison avec jardin pour en avoir un. Mais un chien, il faut le promener au moins deux fois par jour. Il faut aller courir avec lui parce qu’il s’ennuie. Parmi les propriétaires d’animaux, tous ne sont pas prêts à s’impliquer autant. Résultat, les abandons d’animaux sont toujours aussi nombreux.

Journaliste : Comment expliquez-vous cela ?

Jean Viard : Il y a plusieurs raisons à cela. Je pense que de nombreux propriétaires ont un rapport immature à l’animal. Ils pensent d’abord à leur propre plaisir. Quelques-uns traitent même leur animal comme un objet. Ils le teignent, ils l’habillent. Mais l’animal n’est pas un jouet, c’est un être vivant qui a des besoins. Chaque animal a droit au respect.

Journaliste : Comment expliquer, alors que les êtres humains ont des animaux de compagnie et des animaux d’élevage depuis la nuit des temps, que ce débat sur le bien-être animal n’émerge qu’aujourd’hui ?

Jean Viard : Je ne crois pas que nous parlions du même rapport à l’animal quand nous parlons des éleveurs. D’abord, je pense qu’ils respectent beaucoup leurs animaux en général. Ils font appel à des abattoirs pour les tuer. Mais bien sûr, l’objectif, c’est malgré tout de vendre de la viande.

Journaliste : Justement, croyez-vous qu’il faille également réglementer les conditions de vie des animaux dans les élevages ?

Jean Viard : Bien sûr. C’est indispensable non seulement de garantir des conditions d’élevage décentes, mais aussi de revoir les conditions d’abattage.

Journaliste : De manière générale, pensez-vous que notre rapport au monde animal évolue ?

Jean Viard : Je n’en suis pas convaincu personnellement. Certains prétendent qu’on a progressé en tuant les nuisibles. On s’est débarrassé des loups, puis des ours. Maintenant, on pleure les hérissons. On se rend compte qu’on est allé beaucoup trop loin dans la domination des animaux. Regardez les insectes, il n’y en a presque plus. C’est tragique. L’insecte est un enjeu absolument majeur.

Cahier d’activités

Ex. 1

Léa : Tu sais Amidou, j’ai entendu à la radio une émission très intéressante sur les droits des animaux.

Amidou : Ah bon Léa, tu es sûre que les animaux ont des droits ?

Léa : Oui, depuis 1978, il existe une déclaration universelle des droits de l’animal pour encadrer les comportements humains envers les animaux. Nous, les hommes et les femmes, devons les respecter et leur éviter des souffrances. Il n’est pas normal qu’on maltraite les animaux ou qu’on ne les respecte pas. Aucun animal ne devrait souffrir à cause des êtres humains.

Amidou : Oui, mais je doute qu’en France ce soit très encadré. Nous avons beaucoup d’élevages et plus de la moitié de la population possède un animal de compagnie. On entend dire que les gens abandonnent souvent leurs chiens ou leurs chats.

Léa : C’est vrai que pendant longtemps, les animaux n’avaient aucun droit en France. Ils étaient traités comme des objets. Maintenant, la situation est différente. Il y a des lois pour protéger plusieurs catégories d’animaux. Par exemple, les animaux de compagnie, les chiens et les chats. Et aussi, les animaux exploités dans le cadre des loisirs. Aujourd’hui, en France, les animaux sont reconnus comme des êtres sensibles.

Amidou : Et quelles en sont les conséquences exactement ?

Léa : Une loi vient d’être passée pour interdire les animaux dans les cirques et les delphinariums. Ça signifie qu’en 2028, il sera interdit de proposer des spectacles avec des animaux sauvages. C’est aussi la fin des élevages d’animaux pour faire des vêtements, comme les visons d’Amérique.

Amidou : Mais crois-tu que les animaux puissent être protégés s’il y a encore des élevages et des abattoirs ?

Léa : C’est difficile, mais je pense qu’on fait des progrès. Je sais qu’il existe des textes qui réglementent les conditions de vie des animaux dans les élevages, en respectant la physiologie de chaque espèce. Tout le monde commence à être sensibilisé à la souffrance des animaux. Il y a plusieurs associations qui travaillent sur ce sujet. Alors, nous ne pouvons que progresser.

Amidou : C’est vrai qu’il faudrait aller plus loin. La biodiversité diminue et beaucoup d’animaux disparaissent.

Léa : Heureusement, en France, les loups et les ours sont des espèces protégées. Pour moi, négliger la biodiversité, c’est le plus grand danger. Je ne crois pas qu’on puisse vivre dans un monde où la vie sauvage a disparu.

Ex. 4

  1. Contrôler une situation par un règlement ou des lois.
  2. Décider d’une nouvelle loi.
  3. Un animal dangereux pour l’homme.
  4. Un petit animal avec plusieurs pattes et/ou des ailes.
  5. Un lieu où les animaux sont tués pour l’alimentation.
  6. Un parc de loisirs avec des animaux de mer.

Ex. 7

Exemple. Tous les animaux sont des êtres sensibles.

A. Certains ne pensent pas à la souffrance animale.

B. Plusieurs chasseurs se sont opposés à une loi réglementant la chasse à la glu.

C. Des cirques confirmés, quelques-uns refusaient d’arrêter le dressage des animaux sauvages.

D. La défense de la cause animale concerne tout le monde.

E. Chacun devra changer sa façon de voir les animaux.

F. Aucun animal de compagnie ne pourra plus être abandonné lors des départs en vacances.

Ex. 12

Note

J’aime bien le slogan et je suis tout d’accord avec lequel nos animaux de compagnie ont besoins de nos aides. D’abord, les animaux de compagnie ne sont pas l’objets : ils sont êtres vivants et ont besoins de sortir et de courir. Les gens habillant leurs animaux ne rendent pas compt des potentiels des mals fait aux animaux. Les animaux ne sont pas l’objets d’humains. Ils sont nos compagnies et doient être traités en tant qu’un.

En suite, les propriétairs d’animaux de compagnie doient prendre les responsabilités aux animaux. Beacoup d’animaux sont abandonnés chaque année car leurs propriétairs se trouvent que il n’ont pas du temps ou de la resource pour eux. Il faut adapter des lois se battant contre les abandonnements d’animaux.

De plus, le gourvenement doit adopter des lois réglementant les ventes d’animaux de compagnie et assurer qu’ils sont élevés et vendus responsablement. Je crois qu’il y a quelques lois qui advoquent le bien-être d’animaux mais je ne suis pas sûr que celles-la sont suffisantes.

Correction (niveau DELF B1)

1. Ton texte avec les erreurs signalées

J’aime bien le slogan et je suis tout d’accord avec lequel nos animaux de compagnie ont besoins de nos aides. D’abord, les animaux de compagnie ne sont pas l’objets : ils sont êtres vivants et ont besoins de sortir et de courir. Les gens habillant leurs animaux ne rendent pas compt des potentiels des mals fait aux animaux. Les animaux ne sont pas l’objets d’humains. Ils sont nos compagnies et doient être traités en tant qu’un.

En suite, les propriétairs d’animaux de compagnie doient prendre les responsabilités aux animaux. Beacoup d’animaux sont abandonnés chaque année car leurs propriétairs se trouvent que il n’ont pas du temps ou de la resource pour eux. Il faut adapter des lois se battant contre les abandonnements d’animaux.

De plus, le gourvenement doit adopter des lois réglementant les ventes d’animaux de compagnie et assurer qu’ils sont élevés et vendus responsablement. Je crois qu’il y a quelques lois qui advoquent le bien-être d’animaux mais je ne suis pas sûr que celles-là sont suffisantes.

2. Section corrigée (corrections en gras)

J’aime bien le slogan et je suis tout à fait d’accord avec l’idée que nos animaux de compagnie ont besoin de notre aide. D’abord, les animaux de compagnie ne sont pas des objets : ce sont des êtres vivants qui ont besoin de sortir et de courir. Les gens qui habillent leurs animaux ne se rendent pas compte du mal qu’ils peuvent leur faire. Les animaux ne sont pas des objets pour les humains. Ils sont nos compagnons et doivent être traités comme tels.

Ensuite, les propriétaires d’animaux de compagnie doivent assumer leurs responsabilités envers eux. Beaucoup d’animaux sont abandonnés chaque année parce que leurs propriétaires se rendent compte qu’ils n’ont pas le temps ou les ressources pour s’en occuper. Il faut adopter des lois qui luttent contre les abandons d’animaux.

De plus, le gouvernement doit adopter des lois réglementant la vente d’animaux de compagnie et veiller à ce qu’ils soient élevés et vendus de manière responsable. Je crois qu’il existe quelques lois qui défendent le bien-être des animaux, mais je ne suis pas sûr qu’elles soient suffisantes.

3. Explication des corrections

Grammaire et conjugaison

  • doient → doivent : conjugaison du verbe devoir à la 3ᵉ personne du pluriel (erreur répétée).
  • ont besoins → ont besoin : dans l’expression avoir besoin de, « besoin » reste toujours au singulier.
  • se trouvent que… → se rendent compte que… : se trouver que n’existe pas ; on dit se rendre compte que ou trouver que.
  • car… que il n’ont pas → parce qu’ils n’ont pas : élision obligatoire que + il → qu’il, et accord ils (les propriétaires).

Articles et déterminants

  • ne sont pas l’objets → ne sont pas des objets : devant un nom pluriel indéfini, on emploie des, jamais l’ (article défini singulier).
  • du temps / de la resource → le temps / les ressources : on parle du temps et des ressources de façon précise → article défini. Orthographe : ressources (deux « s »).
  • le bien-être d’animaux → des animaux : de + les = des (le bien-être des animaux en général).

Le subjonctif (point clé du B1)

  • je ne suis pas sûr que… sont → soient : après ne pas être sûr que, on emploie le subjonctif.
  • assurer qu’ils sont → veiller à ce qu’ils soient : veiller à ce que + subjonctif ; tournure plus idiomatique que assurer que ici.

Lexique et vocabulaire

  • avec lequel → avec l’idée que / sur le fait que : être d’accord avec lequel est incorrect ; on est d’accord avec une idée ou sur un fait.
  • tout d’accord → tout à fait d’accord : locution figée.
  • nos aides → notre aide : aide s’emploie au singulier dans ce sens (le soutien).
  • habillant → qui habillent : le participe présent est lourd ici ; une proposition relative (les gens qui habillent) est plus naturelle.
  • ne rendent pas compt → ne se rendent pas compte : verbe pronominal se rendre compte + orthographe compte.
  • des potentiels des mals fait → du mal qu’ils peuvent leur faire : mals n’existe pas (le pluriel de mal est maux) ; la formulation d’origine est agrammaticale.
  • nos compagnies → nos compagnons : compagnie = entreprise ou présence ; l’animal est un compagnon.
  • en tant qu’un → comme tels / en tant que tels : expression figée pour dire « en fonction de ce qu’ils sont ».
  • En suite → Ensuite : le connecteur logique s’écrit en un seul mot.
  • prendre les responsabilités aux animaux → assumer leurs responsabilités envers eux : prendre une responsabilité à quelqu’un est incorrect ; on assume une responsabilité envers quelqu’un.
  • adapter → adopter : faux-ami ; adopter une loi = la voter (adapter = ajuster).
  • se battant contre → qui luttent contre : préférer une relative ; lutter contre est plus courant.
  • abandonnements → abandons : le nom correct est abandon.
  • advoquent → défendent / promeuvent : advoquer n’existe pas en français.
  • responsablement → de manière responsable : l’adverbe responsablement est rare ; préférer la locution.
  • celles-la → celles-ci / celles-là : accent grave obligatoire sur là.

Orthographe

  • l’objets, propriétairs, Beacoup, resource, gourvenement, compt : fautes de frappe / d’orthographe → des objets, propriétaires, Beaucoup, ressources, gouvernement, compte.