Leçon 1: Donner une définition du bonheur

B2
unite1
autodidacte
Published

August 1, 2026

Doc1

La journaliste : C’est quoi le bonheur ?

– Le bonheur, c’est une joie de vivre pour moi.

– C’est ma vie de famille, avec mes enfants, et le rugby aussi.

– Le bonheur, c’est éviter le malheur, sûrement, déjà.

– C’est surtout le fait d’être bien dans sa peau1 et d’avoir confiance en soi. Et d’être avec les personnes qu’on aime, et de faire ce qu’on aime, tout simplement.

La journaliste : Est-ce que c’est difficile d’être heureux ?

– Je pense que si on se pose trop de questions et si on cherche trop à vouloir être heureux, je pense que c’est compliqué.

– Oui, c’est très difficile, mais c’est passionnant.

La journaliste : Est-ce que l’argent fait le bonheur ?

– Non.

– Alors, ça y contribue un petit peu quand même. Parce que quand on n’a pas du tout d’argent, je pense que… quand on est dans la rue, comme on voit des gens aujourd’hui dans la rue, je ne suis pas sûr qu’ils soient très heureux. Et je pense que ça joue2, le fait de ne pas avoir d’argent.

La journaliste : Est-ce que le bien-être au travail3 contribue au bonheur ?

– Oui.

– Par contre, avoir un travail qui nous plaît et être bien dans son travail, je pense que ça apporte beaucoup dans le bonheur de la vie de tous les jours.

La journaliste : Est-ce que les moyens actuels de communication rendent plus heureux ?

– Non, je ne pense pas. Parce que, même au contraire, on s’éloigne des autres.

– Je crois que c’est plus pratique, mais je ne crois pas que ça rende plus heureux.

Doc2

« Toutes les familles heureuses se ressemblent, mais chaque famille malheureuse l’est à sa façon. » J’ai longtemps pensé que cette phrase de Tolstoï, au tout début d’Anna Karénine, était juste. Le bonheur me semblait plus agréable à vivre, mais moins pittoresque4 à observer et à raconter. Parce que le bonheur se savoure5 souvent sans qu’on ait besoin de mots, et que le malheur se décortique6 — on rumine, on ressasse, on gémit, on se plaint7 —, le second donne l’impression d’être plus riche et intéressant. Il est juste plus bavard8.

Le bonheur est peut-être l’émotion la plus délicate à mettre en mots, et aussi à transmettre par les mots. Lire un témoignage ou un récit de bonheur ne rend pas forcément heureux, et agace9 même parfois. C’est pour cela qu’on fait moins souvent de bonnes histoires, films ou romans avec le bonheur. Le malheur est plus captivant.

Pour la vie quotidienne, c’est évidemment autre chose. Et cela vaut la peine de s’interroger : au sein de10 notre vie intérieure, quelle attitude adoptons-nous envers les émotions agréables ? Notre regard sur nos ressentis positifs est-il, par exemple, aussi négligent11 que notre regard sur la nature ? Sans effort d’attention, nous n’y voyons que de l’herbe, des arbres, des fleurs, des oiseaux. Simplification appauvrissante12.

Dans une lettre à son ami d’enfance, Alfred Le Poittevin, Flaubert écrivait : « Pour qu’une chose soit intéressante, il suffit de la regarder longtemps. » Dès qu’on s’intéresse à un sujet, on en perçoit la richesse, la diversité et la subtilité13. Tous les brins14 d’herbe se ressemblent ? Non. Allongez-vous sur une prairie, comptez le nombre de plantes différentes dans ce que vous nommez « herbe ».

Eh bien, c’est la même chose pour le bonheur et les émotions agréables. Leur richesse est quasi infinie. En voici une petite liste non exhaustive : joie, bonne humeur, amusement, plaisir, intérêt, enthousiasme, curiosité, confiance, sérénité, harmonie, concordance, admiration, élévation, estime, affection, sympathie, amitié, appartenance, satisfaction, fierté, gratitude, reconnaissance…

Et il ne s’agit pas, ou pas seulement, de rendre notre vie plus belle, mais de prendre conscience que toutes ces émotions agréables nous aident à mieux affronter l’adversité15. C’est pourquoi la moitié de notre travail sur la vie intérieure devrait consister à reconnaître l’extrême variété de nos émotions agréables, à les susciter16, à les savourer, à les nommer. Camus disait : « Mal nommer un objet, c’est ajouter au malheur de ce monde. » Et mal savourer les émotions agréables, c’est priver17 notre bonheur de ressources quotidiennes inépuisables18.

À demain, et ne perdez jamais le lien avec vous-même.


Doc3

Le bonheur, histoire d’une quête universelle
SOCIÉTÉ - le 24/01/2022 par Marina Bellot

Nos ancêtres étaient-ils heureux ? En quoi la recherche du bonheur a-t-elle été la matrice19 de l’avancée des droits sociaux ? Dans un ouvrage collectif, plus de soixante chercheurs retracent20 l’Histoire mondiale du bonheur. […]

En matière de bonheur, qu’ont en commun les traditions orientales et occidentales ?

[…] Les interrogations sont communes, notamment sur la gestion de la frustration, la manière de distinguer le plaisir, le bonheur et la tranquillité d’âme. C’est la définition la plus universelle du bonheur : l’installation d’une satisfaction durable dans un monde fait de vicissitudes21.

Durant le Moyen Âge européen, comment expliquer que le bonheur ne soit qu’une promesse, inaccessible dans le présent ?

Le bonheur est au cœur des interrogations des philosophes de l’Antiquité, […] de la Grèce à la Rome antique. Le plaisir, la tranquillité de l’âme, le bonheur étaient alors envisagés comme des biens terrestres22.

Avec le long Moyen Âge, on a comme une sorte de parenthèse d’un bonheur accessible ici-bas23. Pendant cette période, le bonheur est synonyme de quelque chose à attendre pour la vie d’après. […] Il faut être vertueux24 ici-bas pour atteindre le bonheur dans l’au-delà25.

Ceci dit, il ne faudrait pas caricaturer. Il y a aussi pendant cette période une notion de bonheur terrestre. Dans les textes de Thomas d’Aquin, par exemple, l’idée d’amitié est très forte : on est bien là dans l’idée d’un bonheur pour ici-bas.[…]

La Renaissance semble être l’âge d’or du bonheur. Quelle philosophie sous-tend26 alors l’idée du bonheur, et quelles sont les manières concrètes d’être heureux ?

À la période de la Renaissance, le bonheur redescend sur terre. Les fêtes du XVIe siècle témoignent de ce bonheur renaissant, de la réhabilitation du goût, de la joie d’être ensemble…

La découverte des nouveaux mondes donne par ailleurs un aperçu27 de ce que pourrait être un bonheur plus immédiat, primaire, avec l’idée d’un paradis perdu qu’il faudrait retrouver. Peu à peu, on voit dans la quantité de textes écrits au XVIIe siècle cette interrogation du bonheur qui se pose à nouveau, de manière de plus en plus prégnante28, non pas seulement pour une élite mais pour une catégorie de population de plus en plus large.

En quoi le bonheur a-t-il été l’un des moteurs des révolutions ?

La première révolution de 1776, la Révolution américaine, s’articule clairement autour de la recherche du bonheur. L’idée, c’est de partager le bonheur, d’en faire un bien commun, un moteur pour s’organiser.

On le retrouve chez les philosophes des Lumières, en particulier chez Rousseau, avec l’idée d’évolution. La Révolution française est très festive : le jour national, le 14 juillet, a d’abord été la commémoration de la fête de la Fédération. C’est peut-être la révolution la plus apurée29 : il ne s’agit pas de la conquête d’une classe sociale sur une autre, mais de la conquête de la liberté pour tous.

Dans quelle mesure le bonheur a-t-il également été la matrice de l’avancée des droits sociaux ?

Sans un minimum d’organisation sociale, sans interdiction du travail des enfants, sans l’accès des femmes aux droits, sans la création de la Sécurité sociale, il n’y a pas de bonheur collectif possible. Et sans bonheur collectif, il n’y a pas de bonheur individuel.

On le retrouve dans la Révolution française, moteur des droits, puis dans l’installation de la République, et ensuite dans des révolutions plus exigeantes30 sur le plan de l’égalité.

Ensuite, avec les révolutions socialistes, on voit se dessiner les grandes ruptures idéologiques du XXe siècle, entre la liberté d’être heureux, et l’égalité avec l’idée que la liberté des uns prive tous les autres de leur bonheur… On a là deux visions opposées de la société et du bonheur.


Grammaire

La question avec inversion

Pour exprimer une interrogation à l’oral et à l’écrit dans un registre soutenu

Les mots interrogatifs se placent toujours au début de la phrase.

  • Inversion : sujet-verbe ➡️ verbe-sujet
    • Quand le sujet est un pronom :
      Êtes-vous heureux ?
      A-t-on le droit au bonheur ?
      Pourquoi a-t-elle pleuré ?
    • Quand le sujet est un nom et avec le mot interrogatif que :
      Qu’ont en commun les traditions orientales et occidentales ?
  • Inversion avec reprise du sujet : nom sujet - verbe - il(s) / elle(s)
    Le sujet est placé devant le verbe et repris par il(s) ou elle(s) après le verbe.
    • quand la question est fermée (réponse par oui ou non) :
      Nos ancêtres étaient-ils heureux ?
    • quand la question commence par un mot interrogatif :
      Pourquoi les gens parlent-ils plus du malheur que du bonheur ?
      Quand la notion de bonheur s’est-elle imposée ?

L’accumulation

Pour insister sur une idée ou attirer l’attention

Elle consiste à aligner plusieurs mots ou groupes de mots, en général de même nature grammaticale (noms, adjectifs…).

En voici une petite liste non exhaustive : joie, bonne humeur, amusement, plaisir, intérêt, enthousiasme, curiosité, confiance, sérénité…


Vocabulaire

Les émotions positives :

  • l’amusement (n.m.)
  • la bonne humeur
  • la concordance
  • l’enthousiasme (n.m.)
  • l’harmonie (n.f.)
  • la joie de vivre
  • la gaieté (n.f.) : le fait d’être joyeux, de rire facilement
  • l’exaltation (n.f.) : le fait d’être très heureux, très content
  • la sérénité
  • la tranquillité de l’âme

Les émotions négatives :

  • la frustration
  • les vicissitudes (n.f.) : les aléas de la vie, les difficultés
  • l’ennui (n.m.) : le fait de s’ennuyer, de ne pas être intéressé par ce qu’on fait
  • le colère (n.m.) : le fait d’être en colère, de se fâcher

Le développement personnel :

  • l’élévation de soi (n.f.) : le fait de se développer, de s’améliorer
  • l’estime de soi (n.f.) : le fait de se respecter, de se valoriser
  • la fiérté (n.f.) : le fait d’être fier de soi
  • la satisfaction (n.f.) : le fait d’être satisfait de soi
  • être vertueux (adj.) : être moralement bon, honnête, juste

Les relations sociales :

  • l’admiration (n.f.)
  • l’affection (n.f.)
  • l’amitié (n.f.)
  • l’appartenance (n.f.) : le fait de faire partie d’un groupe, d’une communauté
  • la gratitude (n.f.) : le fait d’être reconnaissant, de remercier
  • la reconnaissance (n.f.) : le fait de reconnaître les qualités ou les mérites de quelqu’un
  • la sympathie

Les qualités :

  • la curiosité
  • l’interêt (n.m.)

Cahier d’activités

Ex.1

Laure, 24 ans, étudiante : Le bonheur, pour moi, c’est une philosophie de vie qui se construit petit à petit. C’est un équilibre entre tous les aspects de la vie, la vie personnelle comme la vie professionnelle. C’est également une tranquillité de l’âme31 qui se développe au quotidien. Le bonheur permet de trouver un chemin vers la sérénité. Pour moi, le bonheur, c’est être en harmonie avec soi-même.

Yasmine, 49 ans, vendeuse : C’est la santé, la famille et les enfants. Le bonheur, c’est d’être entouré des personnes qu’on aime, de s’intéresser aux autres et d’avoir de l’affection pour eux. C’est d’être bien dans sa peau32 aussi. Beaucoup de personnes ne savent pas vraiment apprécier les choses de la vie et souffrent de frustration. On peut réussir à trouver le bonheur même si on n’a pas grand-chose. Enfin, je pense.

Elias, 28 ans, responsable de magasin : Ma définition du bonheur ? C’est une question difficile. Je crois que c’est simplement voir le bon côté de la vie33, faire ce qu’on aime, être enthousiaste et savoir se faire plaisir34. Mais chacun a sa propre définition du bonheur.

Youssef, 33 ans, infirmier : Pour moi, le bonheur, c’est de ne pas me soucier du lendemain35 et de vivre au jour le jour36. C’est voir mes proches37 heureux ou encore apporter de la bonne humeur aux personnes qui m’entourent. Dans mon métier, je rencontre beaucoup de gens qui ont souffert des vicissitudes38 de la vie. C’est important de les aider à retrouver des émotions positives et de l’estime de soi39. Le bonheur, c’est un état d’âme40 où les émotions positives l’emportent sur41 les émotions négatives. Et c’est nécessaire quand on souffre de problèmes de santé.

Ex. 5

Exemple : L’idée du bonheur collectif apaisante42 se développe encore à notre époque.

a. Les émotions négatives ont-elles des conséquences sur notre bien-être ?

b. Ces souvenirs se sont formés à partir d’événements marquants43.

c.  Ton amitié exigeante44 m’agace45.

d.  Il se sent souvent frustré46 de ne pas susciter47 l’intérêt de ses collègues.

e. Elle fait preuve d’48une tranquillité d’âme49 réconfortante50.

f.  La philosophie est un moyen intelligent d’accéder à la connaissance de soi.

Ex. 6 : Communiquer

Le bonheur positif et parfait est impossible ; il faut seulment s’attendre à un état comparativement moins douloureux. – Schopenhauer

Le pouvoir, la richesse, la considération, même la santé ainsi que le bien-être complet et le contentement de son état, est ce qu’on nomme le bonheur. – Kant

Note✍️

J’ai lu ces deux définitions du bonheur mais je ne suis pas d’accord avec nulle. J’avoue que il ne existe pas de bonheur parfait, parce que la vie n’est jamais parfaite. Toutefois, il vaut de retrouver une petite dose de bonheur òu on pourrait. Et dans ce moment là, on est heureux. Ce n’est pas parfait mais c’est la vie. Les moines boudhistes disaient : la vie s’agit de la souffrance et on trouve le bonheur de la souffrance.

À l’autre coté, le bonheur consiste à tous les formes. Le pouvoir, la richesse, et bien nulle chose singulaire peut garantir du bonheur. Pourtant, on peut être d’accord avec l’idée que quand on est content de son état et peut profiter de bien-être de sa santé, c’est plus facile d’être heureux. À mon avis, à rechercher le bonheur, il faut suivre son cœur, ecouter son corp, et prendre du temps à apprécier ce que on possède.

Important✍️ Corrections — « J’ai lu ces deux définitions du bonheur… »

① Votre texte — surligné : les passages à revoir

J’ai lu ces deux définitions du bonheur mais je ne suis pas d’accord avec nulle. J’avoue que il ne existe pas de bonheur parfait, parce que la vie n’est jamais parfaite. Toutefois, il vaut de retrouver une petite dose de bonheur òu on pourrait. Et dans ce moment là, on est heureux. Ce n’est pas parfait mais c’est la vie. Les moines boudhistes disaient : la vie s’agit de la souffrance et on trouve le bonheur de la souffrance.

À l’autre coté, le bonheur consiste à tous les formes. Le pouvoir, la richesse, et bien nulle chose singulaire peut garantir du bonheur. Pourtant, on peut être d’accord avec l’idée que quand on est content de son état et peut profiter de bien-être de sa santé, c’est plus facile d’être heureux. À mon avis, à rechercher le bonheur, il faut suivre son cœur, ecouter son corp, et prendre du temps à apprécier ce que on possède.

② Version corrigée — surligné : les remplacements

J’ai lu ces deux définitions du bonheur, mais je ne suis d’accord ni avec l’une ni avec l’autre. J’avoue qu’il n’existe pas de bonheur parfait, parce que la vie n’est jamais parfaite. Toutefois, il vaut la peine de trouver une petite dose de bonheur là où l’on peut. Et à ce moment-là, on est heureux. Ce n’est pas parfait, mais c’est la vie. Les moines bouddhistes disaient que la vie est faite de souffrance et que c’est dans la souffrance qu’on trouve le bonheur.

D’un autre côté, le bonheur prend toutes les formes. Le pouvoir, la richesse… eh bien, aucune chose à elle seule ne peut garantir le bonheur. Pourtant, on peut être d’accord avec l’idée que, quand on est content de son état et qu’on peut profiter du bien-être que procure la santé, il est plus facile d’être heureux. À mon avis, pour rechercher le bonheur, il faut suivre son cœur, écouter son corps et prendre le temps d’apprécier ce que l’on possède.

③ Explications

❌ Votre texte ✅ Correction 💡 Explication
je ne suis pas d’accord avec nulle je ne suis d’accord ni avec l’une ni avec l’autre nulle ne s’emploie pas seul comme pronom. Pour deux éléments : « ni l’un(e) ni l’autre » ; sinon « avec aucune des deux ».
que il ne existe pas qu’il n’existe pas Double élision obligatoire : que + il → qu’il ; ne + existe → n’existe.
il vaut de retrouver il vaut la peine de trouver L’expression est « il vaut la peine de + infinitif ». Retrouver = trouver de nouveau ; ici c’est trouver.
òu on pourrait là où l’on peut Accent grave à l’envers : où (jamais òu). Le conditionnel n’a pas de justification ici → présent. l’on après où est plus élégant.
dans ce moment là à ce moment-là On dit « à ce moment-là » (dans ce moment est un calque). Trait d’union obligatoire avec -là.
boudhistes bouddhistes Orthographe : deux d.
disaient : la vie s’agit de la souffrance disaient que la vie est faite de souffrance s’agir est impersonnel : seulement « il s’agit de ». Avec un sujet réel : la vie est faite de / consiste en.
on trouve le bonheur de la souffrance c’est dans la souffrance qu’on trouve le bonheur trouver le bonheur dans qqch ; de exprimerait l’origine, pas le lieu.
À l’autre coté D’un autre côté Expression figée : « d’un autre côté / en revanche ». Accent circonflexe sur côté.
le bonheur consiste à tous les formes le bonheur prend toutes les formes consister à + infinitif, consister en + nom. Ici : prendre / revêtir des formes. Accord : forme est féminin → toutes.
et bien nulle chose singulaire peut garantir du bonheur eh bien, aucune chose à elle seule ne peut garantir le bonheur eh bien (interjection) ≠ et bien. Négation à deux éléments : aucune… ne. Garantir est transitif direct : garantir le bonheur.
et peut profiter de bien-être de sa santé et qu’on peut profiter du bien-être que procure la santé Après que, chaque subordonnée coordonnée reprend que + son sujet. de + le → du.
c’est plus facile d’être heureux il est plus facile d’être heureux Registre écrit : la tournure impersonnelle il est + adj. + de est préférable à c’est.
à rechercher le bonheur pour rechercher le bonheur Le but s’exprime par pour + infinitif, pas par à.
ecouter son corp écouter son corps Accent aigu sur é ; corps s’écrit toujours avec un s.
prendre du temps à apprécier prendre le temps d’apprécier Expression figée : « prendre le temps de + infinitif ».
ce que on possède ce qu’on possède (ou ce que l’on) Élision de que devant voyelle.
Tip🗣️ Commentaire général et note
Critère Note Commentaire
Respect de la consigne (réagir aux deux citations) 4 / 5 Vous répondez bien aux deux philosophes : Schopenhauer au § 1, Kant au § 2.
Cohérence et connecteurs 3,5 / 5 Bons articulateurs (Toutefois, D’un autre côté, Pourtant, À mon avis), mais le lien entre le bouddhisme et la suite reste implicite.
Richesse lexicale 3 / 5 Vocabulaire de la leçon bien réemployé (bonheur parfait, bien-être, souffrance, se contenter de son état) ; encore quelques mots approximatifs (singulaire, retrouver, soigner le temps).
Correction grammaticale et orthographe 2 / 5 Point faible : élisions (qu’il, n’existe, qu’on), négations à deux éléments (aucune… ne), genre des noms (toutes les formes), accents (où, écouter, côté).
Total 12,5 / 20 Niveau B1+ / B2 en cours d’acquisition.

Ce qui fonctionne bien : votre position est nuancée et personnelle — vous refusez les deux définitions, puis vous proposez la vôtre (le bonheur comme petites doses, à chercher en écoutant son cœur et son corps). C’est exactement ce qu’on attend d’une production B2 : argumenter, pas seulement résumer.

Les trois priorités à travailler :

  1. Les élisions — que + il/on/elle → qu’il, qu’on ; ne + voyelle → n’. C’est l’erreur la plus fréquente dans votre texte.
  2. La négation complète — en français, aucun, nul, personne, rien exigent toujours ne devant le verbe : aucune chose ne peut garantir…
  3. Les expressions figées — il vaut la peine de, prendre le temps de, à ce moment-là, d’un autre côté. Notez-les en bloc, sans les découper.

En corrigeant ces trois points, la même copie passerait facilement à 15 / 20. Les idées, elles, sont déjà d’un bon niveau B2 👍

Footnotes

  1. être bien dans sa peau : se sentir à l’aise avec soi-même, être en accord avec soi ( to feel comfortable in one’s own skin ).↩︎

  2. ça joue (fam.) : cela compte, cela a une influence ( that plays a part ).↩︎

  3. le bien-être au travail (loc.) : le fait de se sentir bien dans son travail, d’avoir un bon équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle ( well-being at work ).↩︎

  4. pittoresque (adj.) : qui frappe l’imagination, qui mérite d’être peint ou raconté ( picturesque, colourful ).↩︎

  5. savourer (v.) : goûter lentement, apprécier pleinement ( to savour ).↩︎

  6. se décortiquer (v.) : ici, s’analyser en détail, se démonter pièce par pièce ( to be dissected, picked apart ).↩︎

  7. ruminer / ressasser / gémir / se plaindre : accumulation de quatre verbes très proches → ressasser = répéter sans cesse ; gémir = se lamenter ( to brood / to rehash / to moan / to complain ).↩︎

  8. bavard (adj.) : qui parle beaucoup ( talkative ).↩︎

  9. agacer (v.) : irriter, énerver légèrement ( to irritate ).↩︎

  10. au sein de (loc.) : dans le cadre de, à l’intérieur de ( within ).↩︎

  11. négligent (adj.) : qui manque d’attention, de soin ( careless, inattentive ).↩︎

  12. appauvrissant (adj.) : qui rend plus pauvre, qui appauvrit ( impoverishing ).↩︎

  13. la subtilité (n.f.) : la finesse, la délicatesse ( subtlety ).↩︎

  14. un brin (n.m.) : une tige fine et légère ( a blade (of grass) ).↩︎

  15. l’adversité (n.f.) : l’ensemble des malheurs, des vicissitudes de la vie ( adversity ).↩︎

  16. susciter (v.) : faire naître, provoquer ( to arouse, to bring about ).↩︎

  17. priver de (v.) : enlever à quelqu’un ce dont il a besoin ou envie ( to deprive of ).↩︎

  18. inépuisable (adj.) : qu’on ne peut pas épuiser, sans fin ( inexhaustible ).↩︎

  19. matrice (n.f.) : ici, le fondement, la base ( foundation )↩︎

  20. retracer (v.) : raconter, décrire ( to trace, to recount )↩︎

  21. les vicissitudes (n.f.) : les aléas de la vie, les difficultés ( vicissitudes, ups and downs )↩︎

  22. les biens terrestres (n.m.) : les biens matériels, les biens de ce monde ( earthly goods ). bien = un bien (n.m.) : un objet, une chose ( a good, a thing )↩︎

  23. ici-bas (loc.) : dans ce monde, sur cette terre ( in this world, on this earth )↩︎

  24. vertueux (adj.) : moralement bon, honnête, juste ( virtuous )↩︎

  25. l’au-delà (n.m.) : la vie après la mort ( the afterlife )↩︎

  26. sous-tendre (v.) : soutenir, être à la base de ( to underpin, to support )↩︎

  27. un aperçu (n.m.) : une idée, une vision ( an insight, a glimpse )↩︎

  28. prégnant (adj.) : qui s’impose à l’esprit, qui est très présent ( prevalent, pervasive )↩︎

  29. apuré (adj.) : ici, simple, pur, sans excès ( refined, pure )↩︎

  30. exigeant (adj.) : qui demande beaucoup, qui est difficile ( demanding, exacting )↩︎

  31. la tranquillité de l’âme (loc.) : le calme intérieur, la paix de l’esprit ( peace of mind ).↩︎

  32. être bien dans sa peau : se sentir à l’aise avec soi-même, être en accord avec soi ( to feel comfortable in one’s own skin ).↩︎

  33. voir le bon côté de la vie (loc.) : rester optimiste, regarder ce qu’il y a de positif ( to look on the bright side ).↩︎

  34. se faire plaisir (loc.) : s’accorder ce qui fait envie ( to treat oneself ).↩︎

  35. se soucier de (v.) : s’inquiéter de, se préoccuper de ( to worry about ).↩︎

  36. vivre au jour le jour (loc.) : vivre sans se projeter dans l’avenir ( to live from day to day ).↩︎

  37. les proches (n.m.pl.) : la famille et les amis intimes ( loved ones ).↩︎

  38. les vicissitudes (n.f.pl.) : les difficultés et les changements pénibles de l’existence ( the ups and downs of life ).↩︎

  39. l’estime de soi (n.f.) : la valeur qu’on s’accorde à soi-même ( self-esteem ).↩︎

  40. un état d’âme (n.m.) : une disposition intérieure, une humeur ( a state of mind ).↩︎

  41. l’emporter sur (v.) : être plus fort que, prendre le dessus ( to prevail over ).↩︎

  42. apaisant (adj.) : qui calme, qui procure la paix ( soothing, calming ).↩︎

  43. marquant (adj.) : qui laisse une trace durable dans la mémoire ( significant, memorable ).↩︎

  44. exigeant (adj.) : qui demande beaucoup, difficile à satisfaire ( demanding ).↩︎

  45. agacer (v.) : irriter, énerver légèrement ( to irritate ).↩︎

  46. frustré (adj.) : déçu de ne pas obtenir ce qu’on attendait ( frustrated ).↩︎

  47. susciter (v.) : faire naître, provoquer ( to arouse, to bring about ).↩︎

  48. faire preuve de (loc.) : montrer, manifester (une qualité) ( to show, to display ).↩︎

  49. la tranquillité de l’âme (loc.) : le calme intérieur, la paix de l’esprit ( peace of mind ).↩︎

  50. réconfortant (adj.) : qui redonne du courage, qui fait du bien ( comforting, heartening ).↩︎